image Livres

Boileau

Biographie Boileau

Né en 1636 et issu d’une famille nombreuse (16 enfants) de la bourgeoisie parisienne, c’est par ses Satires et des Epîtres que Boileau a commencé à se faire connaître du public français mais il a acquis sa renommée principalement par son Art poétique (1674). Cette œuvre « en quatre chants » s’attache à définir les règles de la littérature française classique dont il deviendra en quelque sorte, pour trois siècles, le codificateur. Très proche de Racine, il sera comme lui nommé historiographe de Louis XIV, ce qui lui permettra de vivre sans soucis d’argent majeurs.

En littérature, on le range plutôt du côté des Anciens que de celui des Modernes mais son influence durable s’exercera pratiquement jusqu’à la guerre de 14. Dans la recherche du beau et de la perfection (« Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage »), Boileau est très loin du sentiment de la nature qu'on peut retrouver chez la Fontaine et, du reste, il ne le cite pas une seule fois dans son Art poétique.

Morceaux choisis

  • Satire VI, Les embarras de Paris, Les satires, 1660
  • Chant I, L’art d’écrire, L'art poétique, 1674

Pourquoi j’ai choisi ces textes ? (ZC - Septembre 2024)

Satire VI, Les embarras de Paris, Les satires :  Je pense que toute anthologie doit comporter ce texte plein de préceptes et de bons conseils : travail persévérant et grande patience, pour ceux qui veulent composer un poème, écrire une pièce de théâtre ou rédiger un texte en prose ; mais c’est aussi un bon guide pour les lecteurs qui doivent avoir un regard critique sur les œuvres qu’ils lisent. D’ailleurs, j’ai toujours aimé et appris par cœur les quatre derniers vers avec le joli oxymore de « hâtez-vous lentement » !

Chant I, L’art d’écrire, L'art poétique :  Dans cette satire et avec son regard critique, Boileau dresse ici un tableau vivant de Paris au XVIIe siècle, un tableau qui s’avère toujours vrai dans le Paris du XXIe siècle ! On est bousculé par une foule pressée, on est aux prises de travaux interminables, les échafaudages sont partout, les trous sont creusés un jour ici et un autre là, les égouts qui débordent… qu’on dirait être toujours à l’époque de Haussmann. À part les animaux qu’on ne voit plus, excepté les chevaux de la Garde républicaine, on dirait que c’est le Paris d’aujourd’hui. Les charrettes et les carrosses ont été remplacés par les divers moyens de transport : les voitures, de plus en plus grosses et de toutes les marques, les bus et les double-bus circulent dans tous les sens et, en plus, on est confronté à une marée de vélos et de trottinettes. Peu de klaxons, il est vrai, mais les chiens qui aboient et les bagarres qui éclatent de temps à autre pour un rien suivis de l’attroupement des badauds sont toujours d’actualité.

Lisez les morceaux choisis

Boileau satire vi les embarras de parisBoileau satire vi les embarras de paris (65.96 Ko)

Boileau l art d e crire art poe tiqueBoileau l art d e crire art poe tique (71.14 Ko)