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Déwé Gorodé

Biographie De we gorode 1

Née en 1949 à Ponérihouen au nord de la Nouvelle-Calédonie, Déwé Gorodé est une femme politique et écrivaine kanak très engagée dans la lutte pour l’indépendance depuis les années 1970. Féministe, elle défend les droits des femmes kanaks et participe à une mission au Mali en 1992 avec Marie-Claude Tjibaou. Première femme élue à l’Assemblée de la Province nord, elle est responsable de la Culture, de la Condition féminine, des Affaires coutumières et des Relations avec le Sénat coutumier. Après des études de lettres modernes en France et un début de carrière comme enseignante de français, elle enseignera le paicî, une des langues kanak, dans son pays et donnera des cours d’histoire et de littérature à l’université de la Nouvelle Calédonie.

Déwé Gorodé écrit de nombreux poèmes, contes et nouvelles, visant à faire connaitre la culture et les traditions kanaks. Son premier recueil, Sous les cendres des conques, parait en 1985. Suivront des recueils de nouvelles, des pièces de théâtres, des traductions, des essais et des romans. Son roman, L’épave (2005) brosse un tableau poignant des violences faites aux femmes. En 2012, parait Tâdo, Tâdo, wéé !, un roman qui va explorer l’histoire des Kanaks de Nouvelle-Calédonie au XXe siècle, mêlant vision traditionnelle, engagement indépendantiste et féministe. On peut y suivre Tâdo, une petite fille, et ses parents, montrant l’interconnexion de leurs vies dans le contexte de la tribu et des enjeux contemporains du pays.

Déwé Gorodé s’éteint en 2022 dans la commune de Poindimié, située à environ 300 kilomètres de Nouméa.

Morceaux choisis

  • Tâdo, Tâdo, wéé !, 2012

Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (PN - Octobre 2025)

Le respect des traditions familiales est capital dans la société kanak. Dans cet extrait du roman, Tâdo, Tâdo, wéé !, l’autrice  met l’accent sur le rôle de la figure maternelle dans l’éducation des enfants à travers une scène de vie familiale. Âdi, la mère, leur transmet avec une certaine discipline leur langue maternelle ainsi que les valeurs essentielles tout en veillant à leur équilibre et leur bien-être, assurant ainsi une certaine cohésion sociale. Leur initiation destinée à les ancrer dans leur identité collective se fait en douceur, par l’apprentissage de la poésie, des chants et des contes. En reconnaissant la valeur et la contribution de la mère, la société kanak souligne l’impact positif que les femmes peuvent avoir sur le bien-être collectif. Dans certaines sociétés modernes, on peut noter que la participation active des femmes dans les décisions familiales et sociétales favorise un développement harmonieux et durable pour l'ensemble de la communauté. A méditer…

Lisez les morceaux choisis

De we gorode ta do ta do we e ou no more babyDe we gorode ta do ta do we e ou no more baby (73.16 Ko)