Biographie 
Figure centrale du surréalisme, Paul Éluard, pseudonyme d’Eugène Émile Paul Grindel, est né en 1895 en Seine-Saint-Denis en région parisienne. Sa rencontre avec Gala, une jeune Russe, renforce son inspiration et son engagement artistique. Après son retour à Paris et sa mobilisation pendant la Première Guerre mondiale, il publie plusieurs recueils, dont Le Devoir (1916) et Poèmes pour la paix (1918), qui attirent l’attention de la scène littéraire.
Par la suite, il collabore avec des artistes et des écrivains tels qu’André Breton, Louis Aragon et Philippe Soupault. Il aura un succès littéraire grandissant avec des œuvres comme Capitale de la douleur (1926), mais traversera aussi des difficultés personnelles, notamment une séparation d’avec Gala. Il se remarie avec Nusch, qui devient une muse importante dans sa poésie.
Paul Éluard continue d’explorer de nouvelles dimensions artistiques, notamment par des collaborations avec d’autres artistes, renforçant ainsi le lien entre poésie et image avec Facile (1935), Les Mains libres (1938), et Médieuses (1939).
Il s’éteint en 1952 dans sa ville natale.
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Morceaux choisis
- Liberté, 1942
- Je t'aime, 1951
Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (ZC - Décembre 2024)
Liberté : Parce qu’il exprime une aspiration de tous les peuples et de tous les temps pour la Liberté ! Des révolutions qui éclatent, des populations qui s’insurgent, des sacrifices qu’on immole à son autel, des luttes interminables pour l’obtenir… Rien de tout cela dans ce poème doux, pacifique et pourtant revendicatif de Paul Éluard. Tout espace, matériel ou immatériel, visible ou invisible, possible ou inaccessible, est légitime pour inscrire le nom LIBERTE, avant de le crier haut et fort dans la dernière strophe. Avec la répétition (20 fois) de « J’écris ton nom », le poète martèle cette phrase, avec insistance, persévérance et entêtement. On est loin de la douceur des mots du poète français quand on lit ce vers du grand poète égyptien Ahmad Chawqi (1868-1932), quand il déclame dans une belle, forte et poignante image : « À la porte de la liberté rouge / Tout poing ensanglanté cogne ».
Je t'aime : C’est un hymne à la bien-aimée et donc à l’Amour avec la fréquence 9 fois du verbe « aimer » dont 7 fois conjugué au présent, « je t’aime », en tant qu’une vérité inébranlable et qui s’inscrit dans la durée.
Lisez les morceaux choisis
Paul eluard liberte (61.24 Ko)
Paul eluard je t aime (57.24 Ko)