Biographie 
Armelle Aellen Dupiat, née à Nantes, est une auteure, peintre, conférencière et enseignante dont l’œuvre se caractérise par un engagement humaniste et une interrogation constante sur le rôle du langage poétique dans nos réalités contemporaines.
Son parcours littéraire s’affirme avec Soleil d’Argent (2021), recueil engagé en défense de la cause kurde qui révèle sa sensibilité aux luttes des peuples opprimés. Elle poursuit avec Soleil d’Escale — Le journal du poète Ihab Delaram (2022), carnet intime où l’exil et l’espérance se répondent en hommage à la résistance silencieuse.
Puis, paraitra Soleil de poètes — Les tribulations d’une chroniqueuse non avertie (2023) qui ose affronter les questions essentielles : quid de la poésie ? Comment en fait-on ? Elle y démontre que la poésie participe à la construction de soi.
Ses thèmes de prédilection traversent l’engagement politique, la résistance des opprimés, les questionnements philosophiques et existentiels, et le pouvoir du langage poétique. En 2024, la revue internationale Le Pan poétique des Muses distingue son poème Les mots timorés s’émeuvent comme meilleur poème de l'année.
Son impact local se manifeste par l’animation de l’atelier « Des mots, des livres et vous » au foyer culturel de Commentry, en région Auvergne-Rhône-Alpes et l’initiation et la coordination du collectif Silhouettes Commentryennes (2024), dont les bénéfices ont été reversés au foyer culturel. À l’échelle internationale, elle collabore aux revues Le Pan poétique des Muses et L’Étrave (Poètes sans Frontières), où ses chroniques conceptuelles explorent des thématiques audacieuses comme « Poésie et tuerie de masse », « Poésie et transports en commun » ou « Poésie et suicide ». En octobre 2025, Le Matin d’Algérie lui a consacré un portrait.
Armelle Aellen Dupiat incarne une poésie qui refuse le silence face à l’injustice et fait de la littérature un terrain vivant, accessible à tous.
Morceaux choisis
- « Ouverture – À l’origine de cet essai », Soleils de Poètes – Les tribulations d’une chroniqueuse non avertie, 2024
Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (DA - Février 2026)
J’ai choisi ce texte d’ouverture de Soleils de Poètes parce qu’il constitue un véritable credo poétique, une profession de foi dans laquelle Armelle Aellen déploie, dès les premières pages de son essai, toute la force de sa vision littéraire. Ce texte condense à lui seul l’essence de son œuvre et de son engagement : la poésie comme guérison, comme éveil, comme résistance.
La puissance du texte réside d’abord dans sa forme. La répétition anaphorique du « Je crois » confère à cette prose poétique un souffle incantatoire qui évoque la litanie, la prière, le manifeste. Chaque « Je crois » est une affirmation qui s’ajoute à la précédente pour bâtir, brique après brique, un édifice de convictions. Le rythme s’accélère, s’amplifie, porte le lecteur dans un élan lyrique où la prose se fait poème.
Sur le fond, l’autrice y affirme une conception de la poésie résolument humaniste et universelle. Elle convoque les éléments (le feu, l’eau, l’air, le métal, la terre), les figures archétypales (elfes, lutins, troubadours, magiciens), le masculin et le féminin sacrés, pour dessiner une poésie qui embrasse l’entièreté de l’expérience humaine. La Poésie, écrite avec une majuscule révélatrice, n’est plus un simple genre littéraire : elle devient une force vitale, un principe d’existence qui « absout nos propres blessures » et « soulage nos failles ».
Ce texte est aussi profondément représentatif de la posture d’Armelle Aellen dans le paysage littéraire francophone : celle d’une passeuse. Chroniqueuse/fondatrice et coordinatrice éditoriale, elle va à la rencontre des poètes, les écoute, les révèle. Ce « Je crois » inaugural est celui d’une femme qui croit d’abord aux autres avant de croire en elle-même, et dont l’écriture naît précisément de cette rencontre avec l’altérité poétique. La dernière phrase « Je crois en ses notes emportées et déportées » dit magnifiquement cette double nature de la poésie : emportée par l’élan créateur, déportée vers l’autre, vers le monde. C’est toute la quête de cette autrice : faire de la poésie un pont entre les êtres.
Lisez les morceaux choisis
Armelle aellen soleils de poe tes (61.66 Ko)