Biographie 
Né en 1959 à Paris, Didier Aubourg, ingénieur de formation, s’est tourné vers l’écriture après une carrière dans les télécommunications et la gestion de grands projets technologiques. Auteur de romans, d’essais et de poésie, il s’intéresse particulièrement aux civilisations anciennes du Proche et Moyen-Orient ainsi qu’à la cosmologie, explorant dans ses écrits les liens entre langage, mémoire, connaissance scientifique et héritages culturels.
Parmi ses publications, on compte deux romans Alex (2025) et Silence Réseau (2026) et Ce que l’Univers murmure (2026), un recueil de poésie.
Résidant sur la Côte d’Azur, cofondateur de l’association « Les Plumes des Rivieras », il réalise des chroniques radiophoniques et participe à la vie littéraire régionale, en valorisation des auteurs et le dialogue culturel transfrontaliers.
Morceaux choisis
- Ce que l’Univers murmure, 2026
Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (PN - Mars 2026)
Dans ce recueil de poèmes, Didier Aubourg nous propose des textes avec plusieurs niveaux de lecture. L’ouvrage comprend cinq parties avec des titres très évocateurs comme « Ce que le vide contient », « L’empreinte des racines », « Les silences du cœur », « Là où s’ouvrent les Songes », « Quand tout devient silence », suivies d’un épilogue : « Le cercle de lumière ». Il s’agit d’un cheminement touchant et profond à la fois. En quête de la richesse de l’indicible, oscillant entre silence et résonance, entre absence et présence, il évoque le difficile processus de deuil.
Dans la première partie, il nous invite à méditer sur « ce que le Vide contient ». C’est en fait une plénitude cachée, une présence subtile et mystérieuse, qui palpite au gré des saisons, un « cercle de lumière » où « le début et la fin s’embrassent en silence ». Le poète le perçoit comme un espace bouillonnant, fécond en murmures et hurlements où l’âme s’élève avec sérénité. Pour lui, de l’absence et du vide, semblent jaillir des certitudes révélant un monde abritant les contraires harmonieusement régis par les cinq éléments : l’eau nourricière, le souffle vital, les forces telluriques pleines de sagesse, le feu purificateur et les vibrations d’un mystérieux espace éthérique. Nait alors le sentiment d’émerveillement et de résilience qui apporte le dynamisme nécessaire à la restauration d’un équilibre ébranlé par les vicissitudes de la vie. L’aube se déploie, révélant « une aurore primordiale » dans « un ordre divin », décrivant « la symphonie des nombres » en résonance avec une nature vibrante. Le poète instille les lueurs discrètes, véritables bouffées d’espérances, avec la beauté des « lumières d’Outre-temps », laissant sa voix nous entrainer dans une traversée entre la richesse du « silence cosmique » et « la danse des contraires », pour saisir le sens de l’éternel face à l’éphémère et déceler le souffle immortel dans ce qui brillera encore lorsque tout semble perdu.
Les parties du recueil se succèdent et suivent une certaine progression, nous emmenant au fil des pages vers des méditations aussi riches que poétiques.
Dans les fragments choisis, on sent que c’est l’harmonie et la sagesse qui dominent lorsqu’on réfléchit sur les plaisirs éphémères de la vie et le rôle que jouerait le temps dans la reconnaissance d’une grâce plus durable. Le poème intitulé « La Traversée » montre la transition émouvante entre la vie et la mort lors du départ d’un être cher, suscitant mille interrogations sur ce moment unique, inoubliable, où celui qui reste vacille entre la souffrance de sa perte et le détachement requis pour laisser partir l’âme du défunt vers la lumière. Toute une vie se déploie en cet instant ultime d’adieu, en l’espace d’un souffle, dans un échange intime, intense, plein de tendresse et d’amour. Le souffle s’éteint. Au moment de cette séparation, prélude au deuil, on va commencer l’apprentissage de l’acceptation et du détachement pour essayer de rejoindre, dans un apaisement, le cercle de lumière où tout redevient Un, bercé par la voix feutrée de l’Univers.
Le recueil de Didier Aubourg, c’est plus qu’une traversée, c’est un cheminement vers un havre de paix…
Lisez les morceaux choisis
Didier aubourg ce que l univers murmure 3 (68.08 Ko)