Biographie
Silvia Baron Supervielle naît à Buenos Aires en 1934, d’une mère uruguayenne d’ascendance espagnole et d’un père argentin d’ascendance française. Elle commence à écrire dans sa langue natale, l’espagnol, composant poèmes et nouvelles avant de quitter l’Argentine.
En 1961, elle s’installe à Paris. Après une longue période de silence, elle reprend l’écriture directement en français. Au début des années 1970, Maurice Nadeau accueille ses poèmes dans la revue Les Lettres nouvelles. Parmi ses premières publications poétiques figurent Les Fenêtres, Plaine blanche (1980) et Espace de la mer (1981). La Distance de sable paraît en 1983. Suivent notamment L’Or de l’incertitude (1990), Le Livre du retour (1993), L’Eau étrangère (1993), La Frontière (1995) et, plus récemment, La Langue de là-bas (2023).
Poète et prosatrice, Silvia Baron Supervielle développe une œuvre profondément marquée par l’exil, la distance, la mémoire, les rivages et le passage d’une langue à l’autre. Son activité de traductrice prolonge naturellement cette écriture de l’entre-deux. Elle a notamment traduit en français des auteurs tels que Jorge Luis Borges, Silvina Ocampo, Roberto Juarroz, Alejandra Pizarnik et Julio Cortázar, et en espagnol plusieurs textes de Marguerite Yourcenar.
Son œuvre reçoit le Prix de littérature francophone Jean-Arp en 2012. En 2019, l’Académie française lui décerne le Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises, saluant une écrivaine dont la double appartenance argentine et française nourrit toute l’œuvre.
Morceaux choisis
- La Langue de là-bas, Seuil, 2023
Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (DA - Octobre 2026)
Sources