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Charles Péguy

Biographie Charles pe guy

Né à Tours, ce qui expliquera peut-être sa future dévotion à Jeanne d’Arc, Péguy ne connaitra pas son père décédé d’un cancer peu après sa naissance. Il sera élevé par deux femmes, sa mère et sa grand-mère, dans la pauvreté. Il rendra hommage à sa mère, rempailleuse de chaises « J’ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même cœur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé ses cathédrales. » Entré en 1879 à l’école primaire annexe de l’Ecole normale d’instituteurs d’Orléans, il se formera auprès de ses maitres dans le sens de l’honneur et du travail bien fait. Bachelier en 1891, il prépare le concours de l’Ecole normale supérieure au lycée Lakanal où il entre en 1894. Il fera son service militaire à Orléans. Partisan du capitaine Dreyfus injustement condamné, s’orientant vers un socialisme de liberté, il inventera le mot de « colonialisme » pour décrire la condition des peuples colonisés. En 1897, il achève la rédaction de Jeanne d’Arc sorte de mystère ou d’épopée mêlant l’héroïsme, le catholicisme et l’amour de la patrie. Il fonde une librairie en 1898 mais celle-ci fait faillite et crée alors Les Cahiers de la Quinzaine qui dureront 14 années et regrouperont des textes d’écrivains, dreyfusards notamment. D’abord favorable à Jaurès, il s’éloignera de lui, reprochant à des bourgeois intellectuels de prôner une désertion du travail. Il promeut un nationalisme fidèle aux traditions judéo-chrétiennes autant que gréco-romaines. En même temps, il devient disciple de Bergson qui, lui-même, appréciera Péguy.

En 1910, il écrit Le mystère de la charité de Jeanne d’Arc qui confirme sa conversion au catholicisme. Un pèlerinage accompli à Chartres en 1912 en compagnie d’Alain Fournier lui rend sa sérénité. Aura-t-il eu la prescience de sa mort au combat lorsqu’il a écrit :

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre. (…)
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu (…)
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés ? »

Morceaux choisis

  • Le porche du mystère de la deuxième vertu, 1929
  • Cette petite fille Espérance, 1929

Pourquoi j’ai choisi ces textes ? (ZC - Septembre 2024)

En ces temps difficiles, pénibles, malheureux où les atrocités se succèdent, les morts s’accumulent, les édifices s’écroulent, où l’on tue pour tuer, où l’on affame pour tuer, où l’on déplace pour tuer, on se trouve bouche bée, désarmé devant l’attitude des uns et des autres où « la loi du plus fort est toujours la meilleure ». Ces deux petits poèmes de Charles Péguy pourraient nous faire réfléchir et mettre une petite flamme, une petite étincelle, une petite lueur d’espérance dans nos cœurs pour que la Paix puisse, enfin, s’installer dans le monde.

Lisez les morceaux choisis

Charles pe guy le porche du myste re de la deuxie me vertuCharles pe guy le porche du myste re de la deuxie me vertu (74.31 Ko)