Biographie 
Natif de Tours mais élevé à Montmartre, ce qui lui fera connaitre beaucoup de célébrités théâtrales de son époque, Courteline fait ses premières armes au sens propre du terme chez les chasseurs à cheval avant de rentrer au ministère de l’Intérieur à la direction générale des cultes. Il en tirera des satires féroces sur les militaires et surtout sur les fonctionnaires qu’il épingle en de multiples occasions dans ses nombreuses pièces.
De 1888 à 1899, il publie notamment Le commissaire est bon enfant (1899) puis Messieurs les ronds-de-cuir (1893). Mais c’est un roman qui lui assurera le plus grand succès avec Le Train de 8 heures 47 qui met en scène deux militaires abrutis, Guillaumette et Croquebol, dont les aventures, de Commercy à Bar-le-Duc sont restées célèbres. Ce roman a d’ailleurs été porté au cinéma en 1934.
Le pauvre Courteline aura une fin de vie difficile avec deux amputations des jambes qui le feront mourir à l’âge de 71 ans. Mais sa mémoire survit et les absurdités de l’administration, armée comprise, qui sont éternelles le rendront... immortel... Triste record.
Morceaux choisis
Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (ZC - Janvier 2025)
La scène se passe dans un ministère, dans le cabinet du directeur. Celui-ci a convoqué l’un de ses employés qui est fréquemment absent, avançant toujours des excuses variées. Courteline présente ici une scène de tous les temps et tous les pays : les employés qui sont là pour être là, par obligation et assumer une corvée quotidienne, en effectuant un travail monotone et ennuyeux, travaillant le minimum, laissant trainer les dossiers, commençant tard le matin et ne pensant qu’à l’heure de la sortie, de la délivrance, tout en inventant prétexte après prétexte, pour s’échapper du bureau, s’absenter pour une courte ou longue durée et, pensant être compétents et indispensables, ils ont l’audace de réclamer une augmentation.
Lisez les morceaux choisis
Georges courteline monsieur badin (103.33 Ko)