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Jean-Paul Engélibert

Biographie Jean paul enge libert

Né en 1964, à Asnières en région parisienne, Jean-Paul Engélibert, professeur de littérature comparée à l’Université Bordeaux-Montaigne, est l’auteur de récits de fiction et d’essais de littérature comparée. Après des études de sociologie et de philosophie, il oriente ses recherches vers les réécritures de Robinson Crusoé Par ailleurs, il s’intéresse à la politique des fictions de catastrophe développant une anthropologie du récit qui interroge l’humain et son rapport au monde, au travail et à l’écologie.

Dirigeant plusieurs ouvrages collectifs sur des thèmes variés, il collabore également à des revues de littérature et de philosophie et. Son premier essai, La postérité de Robinson Crusoé, Un mythe littéraire de la modernité, 1954-1986, parait en 1997. Suivront d’autres essais comme Apocalypses sans royaume. Politiques des fictions de la fin du monde (2013), Fabuler la fin du monde. La puissance critique des fictions d’apocalypse (2019).

La lumière de Tchernobyl, année 40, son premier récit de fiction dont la première version parait en 2016, sera publiée dans une édition revue et augmentée en 2026. Suivront d’autres romans tels que Un si doux visage (2017) et Vicki et M. Lang (2022). Dans ses récits fictionnels, les images, les photographies et les films tissent la trame du récit. La lumière de Tchernobyl qui commence par la description d’une photo murale, illustre parfaitement le propos et annonce l’ambiance : fiction et réalité se mêlent, ponctuées de références multiples à des films, des documentaires et des photos de terrain.

Morceaux choisis

  • La lumière de Tchernobyl, année 40, 2026

Pourquoi j’ai choisi ce texte ? (PN - Août 2026)

Une catastrophe en chasse une autre, puis s’écrase dans l’oubli, sans qu’on sache vraiment si des leçons ont été tirées. Jean-Paul Engélibert revient sur l’épisode de Tchernobyl en faisant vivre Natalya et Oleh, un couple ukrainien qui tente de survivre, avec leur fille Diana, non seulement à la contamination mais aussi à l’invasion russe, des décennies plus tard. S’appuyant sur des documents photographiques et cinématographiques et sur des faits réels, l’auteur trace quarante années de leur vie, rythmées par leur combat quotidien dans une ville nommée Bazar. On y lit une leçon de vie racontée avec tendresse, même si la méfiance persiste face à la dure réalité d’une vie dans une zone radioactivement contaminée.

Comment mesurer ce que l’on ne peut réellement contrôler, le taux de césium dans les aliments, par exemple ? Et, comment évaluer le vrai niveau de radiation ?  Par le nombre des oiseaux morts ou des baies contaminées ? Apprendre à cohabiter avec cette angoisse imposante n’est pas chose facile. La vie de cette petite famille est ponctuée de doutes, de désespoir et de résilience au sein d’une communauté qui cherche des repères pour se reconstruire après la catastrophe. Progressivement, l’auteur ouvre des lueurs d’espoir, comme la solidarité autour de l’histoire de la « moufle », qui réchauffe le corps et apaise l’âme en hiver.

Dans les fragments choisis, le regard posé sur une photographie éclaire le destin du couple et délivre une mémoire fragile mais essentielle. Une lumière persiste malgré la désolation, invitant à réfléchir sur la fragilité humaine, la mémoire des lieux et la nécessité de ne pas laisser l’humanité s’effacer face à l’horreur.

Lisez les morceaux choisis

Jean paul enge libert la lumie re de tchernobylJean paul enge libert la lumie re de tchernobyl (68.08 Ko)