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Yamouna David

Biographie Yamouna david

Née en 1963 à Pondichéry d’une mère française professeur de lettres et d’un père indien magistrat, Yamouna David est une autrice dont l’œuvre est à l’image de son identité : un métissage créateur entre deux mondes. Écrivaine imprégnée de culture française et de profondeur indienne, elle explore les liens entre les cultures, les mémoires et les identités.

Après des études de droit à Londres et à Paris, elle a été avocate au barreau de Paris et experte-conseil à l’international. Bâtir des ponts entre le droit et le bonheur est son œuvre en filigrane. Son attachement au vivant et à la transmission se traduit par un investissement bénévole majeur, notamment au sein de l’Observatoire international du bonheur (OIB) et de l’IDEF (Institut de droit et d’expression française), dont elle a fondé la branche indienne.

Au fil des ans, l’écriture est devenue le pivot de sa vie. Elle sème des mots comme l’arbre confie ses graines au vent, sachant qu’une terre fertile inconnue deviendra leur berceau. Co-autrice d'un Manuel de Droit indien (2016), elle bifurque vers la littérature sensible avec Bonheur impromptu Paris-Madras 8h55 (2022) et Madras-Paris 10h20 (2025). Ces chroniques d’instantanés captent des moments fugaces, cocasses ou touchants, entre campagne tamoule et boulevards parisiens. Une écriture qui fait du bien, et qui rappelle que l’humour est souvent le plus court chemin entre deux sensibilités.

Avec son recueil de nouvelles Les états d’âme du caméléon (2025), elle entre en fiction par une écriture poétique et ciselée. Elle y explore la vie secrète des objets et la permanence des âmes. Son premier roman, Buckingham Canal (2026), à la croisée du thriller juridique et de l’épopée familiale, déploie une réflexion profonde sur les destinées, là où le deuil rencontre le sacré. Une littérature de l’indicible — qu’elle rend étonnamment familier —, où chaque mot agit comme une touche de peinture sur une toile invisible.

Son écriture, tension entre la rigueur du scalpel et le jaillissement de l’émotion, a la grâce d’un poème indien. Son style privilégie l’immersion sensorielle et une narration au présent, plaçant le lecteur au cœur du décor, tel l’œil d’une caméra.

Morceaux choisis

  • Madame Théodore, Les états d’âme du caméléon, 2025
  • L’iris et l’hibiscus

Pourquoi j’ai choisi ces textes ? (PN - Mars 2026)

Les états d’âme du caméléon est un recueil de nouvelles poétiques où l’Inde et la France se mêlent pour explorer des thèmes universels. Yamouna David nous propose une immersion bouleversante dans deux univers parallèles qui s’enrichissement mutuellement au travers des péripéties de ses différents personnages et de ses réflexions sur le choc culturel et la quête identitaire, sur le sens de l’existence et du bonheur.

La nouvelle intitulée « Madame Théodore » nous raconte avec beaucoup de tendresse et de poésie l’histoire mystérieuse d’une double statue, la Demoiselle d’Albâtre réalisée par Fiorenzo Zaccarini, un artiste italien et d’un petit livre de Théosophie signé Annie Besant, les deux offerts par Madame Théodore à Christian, le narrateur. Au détour des questionnements sur l’art, l’âme des objets artistiques, la reconnaissance et la transmission, l’autrice propose une réflexion profonde sur ce qui demeure au-delà de la redoutable et déstabilisante « impermanence » qui régit le monde. Il semblerait que ce sont tous les liens qui se tissent entre l’art et la littérature, resserrant les attaches familiales, laissant une trace à travers les siècles, de génération en génération, mais ceci, à condition de réconcilier les contraires, comme dans la créativité artistique, entre la discipline et la passion, la tradition et la liberté.

Yamouna David nous touche aussi avec un très beau texte poétique intitulé « L’iris et l’hibiscus », qui brosse un tableau fleuri et plein d’espérance à la croisée des cultures indienne et française. Au fil des vers, on ressent la force de la solidarité qui résiste en dépit des épreuves de la vie. Envoutée par les senteurs du jasmin et du santal, elle célèbre aussi la beauté de l’iris et, à l’écoute des chants d’oiseaux d’un continent à un autre, elle nous offre comme une promesse de fraternité, un bouquet de lilas au nom de la justice et du flambeau de l’humanité. On retrouve l’autrice engagée, fidèle à elle-même et à son écriture qui reflète une profonde sensibilité aux valeurs humanistes, à la richesse culturelle de la France et de l’Inde, et à l’aspiration universelle à la paix, la justice et la fraternité. Son poème semble très bien s’inscrire dans une démarche de dialogue interculturel et de défense des idéaux humanistes.

Lisez les morceaux choisis

Yamouna david les e tats d a me du came le onYamouna david les e tats d a me du came le on (78.81 Ko)

Yamouna david l iris et l hibiscusYamouna david l iris et l hibiscus (64.25 Ko)